La, je devrai parler d'Ayutthaya mais non, ça sera pour le prochain poste. Je vais plutôt vous raconter la fin de notre trajet en bus.
Dans notre bus de seconde classe très confortable (pour de vrai) les kilomètres s'enchaînent dans le confort. Par la fenêtre, les montagnes laissent place à une grande plaine rizicole. Un peu comme au Vietnam mais dans des proportions moindres. Le vert flashy du riz est toujours aussi agréable à regarder. De temps en temps le bus fait de courts arrêts pour prendre/déposer des passager le long de l'autoroute que nous empruntons. Nous on va dans la grande ville d'Ayutthaya et on a repéré que le terminal de bus était en plein centre de la ville non loin des ruines que nous souhaitons visiter.
Plus on s'approche de notre destination, plus le ciel se charge. Il arbore des couleurs orange et noire...
Puis le bus s'arrête de nouveau et le chauffeur nous annonce "Ayutthaya Ayutthaya".
Aïe, à peine le temps d'attraper nos sacs et nous voilà au bord de l'autoroute un peu au milieu de nul part.
Heureusement il y a des moto taxis mais vu le ciel il est hors de question de partir maintenant. Ça sent la douche imminent. Un suisse est dans le même cas que nous et lui aussi aimerai bien rejoindre le centre ville. Un thaï s'avance vers nous et nous propose de nous déposer avec un pickup plutôt qu'en moto taxi. Il nous demande 300 baths (pour 3) pour les 5 km qu'il nous reste a parcourir, ce prix est complètement délirant. Il faut savoir que les 6 heures de bus coûtent un peu plus de 200 baths par personnes. On essaye de négocier, mais il reste ferme. C'est pas grave on a l'habitude, je décide de m'avancer un peu le long de la route pour voir si je trouve une alternative. Il se met à hurler un truc incompréhensible. Puis un bus s'arrête, on lui demande s'il va au centre, pickup man se met de nouveau à hurler "ils vont tous à Bangkok, vous ne trouverez rien, après 18h il n'y a plus de bus pour le centre". Ce mec commence vraiment à nous gonfler, il est hors de question qu'on lui lâche un centime! En plus ça nous coûterait presque moins cher de faire un aller retour Bangkok que de monter dans son pickup.
Puis, gros coup de tonnerre, le vent se lève et on a à peine le temps de se mettre à l'abrit que des trombes d'eau nous tombe dessus. A l'écart de pickup man, on le voit tout content entrain de baratiner le suisse...
De toute façon, la il pleut tellement qu'il est hors de question de faire ne serait ce qu'un mètre en dehors de notre abris.
Le temps passe, il pleut toujours et encore. Ça fait maintenant une heure que nous attendons patiemment que ça passe, la nuit s'est installée. On contemple les véhicules passer, les bus déposent des locaux qui viennent profiter de l'abrit le temps que le pickup familial vienne les récupérer.
Puis on remarque qu'il est possible, aussi étonnant que cela puisse être, de traverser l'autoroute à pied.
Je me dis que si on y arrive, on aura à marcher un kilomètre maximum pour arriver sur l'artère principale qui mène à la ville et de la on devrait bien arriver à trouver un tuk tuk ou un truc dans le genre.
L'autoroute en question est quand même un 2x4 voies doublée d'une contre-allée de 3 voies. En plus de ça l'eau s'est accumulée sur la route. Quand les camions passent, l'eau vole à plusieurs mètres de hauteur.
La pluie se calme. Le suisse nous a rejoint et approuve notre idée. Nous sommes prêt a nous lancer, quand un thaï surgit de je ne sais trop ou (déposé par un bus certainement) nous rejoint. Il a aussi prévu de traverser la route pour récupérer son scooter stationné de l'autre côté. Le suisse lui parle de notre cas et par chance il parle anglais. Il nous confirme bien qu'on peu traverser, pour lui ça semble normal, et nous invite à le suivre. 1, 2, 3, 4 sprints plus tard, avec les sacs sur le dos, on est de l'autre côté avec les pieds mouillés. C'est que par endroit il a bien 10 cm d'eau sur la route. Mais pickup man nous a suivi. C'est qu'il est entrain de voir ses proies lui échapper!
Après un conversation musclée avec le thaï qui a décidé de nous aider et qu'on lui ait expliqué qu'on préférait marcher jusqu'à la ville que de payer son prix exorbitant, il finira par faire demi-tour en nous souhaitant ironiquement bonne chance pour faire sous la pluie les 7km qui nous séparent du centre ville.
La je crois que nous avons tous retenu notre envie de lui dire ce que l'on pensait de lui.
Bref, on continu à suivre notre ami thaï, celui ci récupère son scooter puis, tout en le poussant, nous montre le chemin vers la route principale. A la vue d'un tuk tuk, il enfourche son scooter et part le stopper. Nous voilà donc avec un moyen de transport, yes on est sauvé!
Sauf que le conducteur de tuk tuk doit être de la même famille que pickup man. Notre ami thaï entame les négociations en proposant 100 baths, ce qui est grassement payé. Mais tuk tuk man ne l'entend pas de cette oreille. Il fait signe à notre ami thaï de ne pas se mêler de la négociation. Et nous demande 200 baths. Après négociation on est arrivé à 120 baths. On remercie bien notre amis thaï et embarquons dans notre carrosse. 2h après que le bus de Sukothaiy nous ait déposé, nous arrivons enfin à destination. Il aura fallu au total 8h pour faire 330km...
Voilà pourquoi on aime pas les taxis, tuktuk et autre transporteurs indépendants. Ils passent constamment leurs temps à essayer de nous arnaquer et préféreront ne pas réaliser une course plutôt que d'accepter qu'un touriste paye le vrai prix.
Dans notre bus de seconde classe très confortable (pour de vrai) les kilomètres s'enchaînent dans le confort. Par la fenêtre, les montagnes laissent place à une grande plaine rizicole. Un peu comme au Vietnam mais dans des proportions moindres. Le vert flashy du riz est toujours aussi agréable à regarder. De temps en temps le bus fait de courts arrêts pour prendre/déposer des passager le long de l'autoroute que nous empruntons. Nous on va dans la grande ville d'Ayutthaya et on a repéré que le terminal de bus était en plein centre de la ville non loin des ruines que nous souhaitons visiter.
Plus on s'approche de notre destination, plus le ciel se charge. Il arbore des couleurs orange et noire...
Puis le bus s'arrête de nouveau et le chauffeur nous annonce "Ayutthaya Ayutthaya".
Aïe, à peine le temps d'attraper nos sacs et nous voilà au bord de l'autoroute un peu au milieu de nul part.
Heureusement il y a des moto taxis mais vu le ciel il est hors de question de partir maintenant. Ça sent la douche imminent. Un suisse est dans le même cas que nous et lui aussi aimerai bien rejoindre le centre ville. Un thaï s'avance vers nous et nous propose de nous déposer avec un pickup plutôt qu'en moto taxi. Il nous demande 300 baths (pour 3) pour les 5 km qu'il nous reste a parcourir, ce prix est complètement délirant. Il faut savoir que les 6 heures de bus coûtent un peu plus de 200 baths par personnes. On essaye de négocier, mais il reste ferme. C'est pas grave on a l'habitude, je décide de m'avancer un peu le long de la route pour voir si je trouve une alternative. Il se met à hurler un truc incompréhensible. Puis un bus s'arrête, on lui demande s'il va au centre, pickup man se met de nouveau à hurler "ils vont tous à Bangkok, vous ne trouverez rien, après 18h il n'y a plus de bus pour le centre". Ce mec commence vraiment à nous gonfler, il est hors de question qu'on lui lâche un centime! En plus ça nous coûterait presque moins cher de faire un aller retour Bangkok que de monter dans son pickup.
Puis, gros coup de tonnerre, le vent se lève et on a à peine le temps de se mettre à l'abrit que des trombes d'eau nous tombe dessus. A l'écart de pickup man, on le voit tout content entrain de baratiner le suisse...
De toute façon, la il pleut tellement qu'il est hors de question de faire ne serait ce qu'un mètre en dehors de notre abris.
Le temps passe, il pleut toujours et encore. Ça fait maintenant une heure que nous attendons patiemment que ça passe, la nuit s'est installée. On contemple les véhicules passer, les bus déposent des locaux qui viennent profiter de l'abrit le temps que le pickup familial vienne les récupérer.
Puis on remarque qu'il est possible, aussi étonnant que cela puisse être, de traverser l'autoroute à pied.
Je me dis que si on y arrive, on aura à marcher un kilomètre maximum pour arriver sur l'artère principale qui mène à la ville et de la on devrait bien arriver à trouver un tuk tuk ou un truc dans le genre.
L'autoroute en question est quand même un 2x4 voies doublée d'une contre-allée de 3 voies. En plus de ça l'eau s'est accumulée sur la route. Quand les camions passent, l'eau vole à plusieurs mètres de hauteur.
La pluie se calme. Le suisse nous a rejoint et approuve notre idée. Nous sommes prêt a nous lancer, quand un thaï surgit de je ne sais trop ou (déposé par un bus certainement) nous rejoint. Il a aussi prévu de traverser la route pour récupérer son scooter stationné de l'autre côté. Le suisse lui parle de notre cas et par chance il parle anglais. Il nous confirme bien qu'on peu traverser, pour lui ça semble normal, et nous invite à le suivre. 1, 2, 3, 4 sprints plus tard, avec les sacs sur le dos, on est de l'autre côté avec les pieds mouillés. C'est que par endroit il a bien 10 cm d'eau sur la route. Mais pickup man nous a suivi. C'est qu'il est entrain de voir ses proies lui échapper!
Après un conversation musclée avec le thaï qui a décidé de nous aider et qu'on lui ait expliqué qu'on préférait marcher jusqu'à la ville que de payer son prix exorbitant, il finira par faire demi-tour en nous souhaitant ironiquement bonne chance pour faire sous la pluie les 7km qui nous séparent du centre ville.
La je crois que nous avons tous retenu notre envie de lui dire ce que l'on pensait de lui.
Bref, on continu à suivre notre ami thaï, celui ci récupère son scooter puis, tout en le poussant, nous montre le chemin vers la route principale. A la vue d'un tuk tuk, il enfourche son scooter et part le stopper. Nous voilà donc avec un moyen de transport, yes on est sauvé!
Sauf que le conducteur de tuk tuk doit être de la même famille que pickup man. Notre ami thaï entame les négociations en proposant 100 baths, ce qui est grassement payé. Mais tuk tuk man ne l'entend pas de cette oreille. Il fait signe à notre ami thaï de ne pas se mêler de la négociation. Et nous demande 200 baths. Après négociation on est arrivé à 120 baths. On remercie bien notre amis thaï et embarquons dans notre carrosse. 2h après que le bus de Sukothaiy nous ait déposé, nous arrivons enfin à destination. Il aura fallu au total 8h pour faire 330km...
Voilà pourquoi on aime pas les taxis, tuktuk et autre transporteurs indépendants. Ils passent constamment leurs temps à essayer de nous arnaquer et préféreront ne pas réaliser une course plutôt que d'accepter qu'un touriste paye le vrai prix.
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