The trip

3 mois de voyage avec au programme le sud de la Thaïlande, Singapour, un petit tour en Malaisie puis le Cambodge, le Vietnam du sud au nord, le Laos et pour finir le nord de la Thaïlande jusqu’à Bangkok notre point de départ.

vendredi 24 avril 2015

Saigon, la ville aux 4 millions de mobylettes

Après quelques heures de bus couchette en plein jours (étrange, mais on avait pas le choix) on arrive à Ho Chi Min ville. Une ville de plus de 7 millions d'habitants et qui compte 4 millions de scooters indisciplinés. On avait déjà halluciné dans d'autres villes, mais celle-ci a la palme de la ville la plus embouteillées. Par chance, dans le centre ville il y a des feux à presque chaque carrefours, ce qui laisse un laps de temps d'environ une seconde pour pouvoir essayer de traverser. Je dis essayer car un bon nombre de scooters ignorent complètement les feux. D'autres utilisent les trottoirs, quand ils sont dégagés comme extension de la chaussée. Alors au bout d'un moment il faut faire comme les locaux, se lancer et traverser, quel que soit la densité du trafic, au beau milieu de la horde de scooter. Ils ne s'arrêteront pas mais vous éviteront comme ils peuvent tout en klaxonnant. Comme toujours, la ville est en travaux. On peut pas dire que ce soit une jolie ville, mais on y trouve quelques monuments d'intérêt dont notamment la poste dont la voute a été conçue par Eiffel.

Après auvoir pas mal usé nos semelles et laissé quelques goutes de sueur en traversant les carrefours, on décide d'aller voir le musée de horreurs, enfin eu ils l'appellent le musée des vestiges de la guerre. Celui-ci retrace l'histoire des 2 guerres d'Indochine. On y parle un peu des français et de Diên Bien Fu, mais la plus grande partie est consacrée à la guerre du vietnam nord contre sud ou les américains ont largement pris part. Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs, beaucoup d'autre pays ont soutenu les sud Vietnamiens. Dans ce musée, les mots agent orange et napalm prennent tout leurs sens et sont illustrés grâce à des photos d'époques vraiment horribles... Pour garder une image plus agréable on décide, ça devient une habitude, d'aller boire un verre sur un sky bar pour contempler la ville une fois la nuit tombée.

jeudi 23 avril 2015

Can Tho et les marchés flotants

Tient, le paysage change. Dans cette région, tout est vert. La ville de Can Tho se trouve dans le delta du Mékong, des canaux par centaines permettent l'irrigation des cultures, du coup la saison sèche n'a pas ou très peu de prise sur les récoltes. Il y a du riz à foison, les champs vont du marron (champ labouré), au vert puis jaune pour finir par le noir une fois grain et paille récoltés et terre brûlée. Pour se déplacer, les routes du delta ne sont pas terribles, souvent étroites et encombrées. L'autre solution est d'emprunter les canaux d'irrigation qui sont pour la plupart navigables. C'est ce que font, tout les matins, les producteurs de fruits et légumes et les grossistes du delta. Avec leurs bateaux plus ou moins gros, ils se donnent rendez-vous sur un des canaux pour vendre/acheter les récoltes. C'est ce que nous sommes allés voir à Can Tho.

Départ à 5h30 du matin (c'est qu'ils se lèvent tôt les Vietnamiens!!) dans une toute petite barque reconvertie en coquille de noix de plaisance équipée d'une sorte de débroussailleuse en guise de propulseur (ça marche plutôt pas mal sauf que tous les quarts d'heure une poche plastique vient s'enrouler autour de l'hélice!). Avec notre pilote, nous voilà donc naviguant sur un des canaux principaux. Les yeux encore à moitié collés, on peut apercevoir la vie qui s'éveille dans les maisons en bois sur pilotis qui bordent le canal. Rapidement on commence à croiser de gros bateaux en bois, semblant sortir d'une autre époque, chargés de fruits et légumes, dont les remous font vassiller notre coquille de noix. Encore un peu de navigation et on finit par arriver au premier floating market. C'est le plus gros de la région parait il. On se faufile parmis les mêmes gros bateaux tout en observant la vie du marché. Fini le bruit de débroussailleuse, notre commandant a sorti les rames pour plus de calme. Les marchandises s'échangent ou se vendent, on sais pas trop. Notre guide parlait bien anglais mais dans un style totalement incompréhensible... Peut être qu'il parlait vietnamien finalement.... Les marchands sur leurs bateaux on l'air de vivre dessus, à l'arrière suspendu au dessus de l'eau une plateforme en bois semble leur servir de maison. Femme et jeunes enfants font partis de l'équipage. Marché traversé , on se dirige vers un second cette fois plus petit. Plus de gros bateaux, juste des barque comme la notre toute les unes contres les autres dans un joyeux bordel. Le même spectacle s'offre à nous, cette fois les marchands sont essentiellement des femmes coiffées du fameux chapeau Vietnamien. On a un peu l'impression que ce marché, qui est le plus joli des 2, est en perte de vitesse. On se demande si le développement des routes du delta n'aura pas raison de ces marchés traditionnels dans quelques années. Le retour à la maison se fera en empruntant de tous petits canaux ou règne le calme. Il nous sera donné l'occasion de voir quelques plantations de fruits ainsi que des rizières. Cette journée féérique s'achève vers midi juste à temps pour attraper notre bus pour Saigon (les vietnamiens continuent à l'appeler comme ça) la plus grosse ville du pays.

Phu Quoc une plage, 3 jours de galère

Cette île... C'est comme ils disent dans les guides, le Phuket du Vietnam mais avant le développement touristique. Assez grande, on a loué un scooter pour pouvoir se déplacer en toute liberté. Bon il manquait un rétro et les pneus étaient passablement usés mais il correspondait tout à fait au standard vietnamien. Le jour de notre arrivée nous visitons le marché central de la ville de pêcheur pas loin de notre hôtel. Difficile de s'y frayer un chemin car tous les vietnamiens font leurs courses sur leur selle de scooter. On cherche à visiter la fabrique de nioc man car, parait il, l'île produit le meilleur de tout le pays. Malgré le fait d'avoir réussi à franchir la barrière olfactive nauséabonde de poisson pourri qui nous séparait du bâtiment on s'en verra refuser la visite car nous arrivions trop tard...à 4h. On retentera notre chance le sur lendemain sans plus de succès. Au marche Xavier décide d'acheter un casque de scooter car on en a marre des vieux casques trop grands pourris qui puent. Et par casque il faut entendre un bol dur qui permet d'avoir un look entre le calimero, le nazi et l'ouvrier de chantier. Pour 40 centimes € de plus que pour une casquette à savoir 2,50€ on a acheté un casque trop la classe! Une très bonne affaire, on en retrouvera pas à ce prix là ! On achètera également des caches nez car la poussière sur les routes est insupportable. La plupart sont en travaux, les routes secondaires en terre. Su coup on a un certain look sur notre scooter... mais encore une fois, tout à fait dans le standard vietnamien.

Le lendemain nous nous rendront dans le sud à environ 25km de notre hôtel pour pouvoir aller se baigner sur la plus belle plage de l'île. Sur la route on s'arrêtera dans une ferme perlière tenue par un australien. Super c'est lui qui nous expliquera tout le processus de fabrication et la différence entre ses vrais perles et celles chinoises qui inondent les marchés. Arrivée à la plage l' eau est bleue et chaude, quelques détritus et une méduse y trainent. On se repose....mais vers 15h je ne relève en sursaut, je suis en train de me faire bouffer par ces saloperies de mouches des sables, les mêmes qu'a Koh Rong, et aller 12 piqûres qui vont bientôt se mettre à gratter! Du coup on reprend la route pour rentrer, celle ci passe près de l'aéroport et d'un péage...on fera comme les locaux en prenant la route à contre sens pour l'éviter!

Arrivés près de notre hôtel on s'aperçoit que la route arrière est crevée. Gloups...heureusement un petit papy sur un trottoir, pas loin, oeuvre avec un petit atelier de mécanique. Il nous met une mèche et nous regonfle la roue pour 1 dollar. Super! On repart pour aller voir le coucher de soleil sur la mer à 500m de là. Au bout de 5mins on entend un gros pafff!!! Puis un bruit d'air qui s'échappe. La détonation est forte, les gens autour sont surpris....retour chez papy....il change la mèche et nous annonce qu'il y a un second trou. Il met une seconde mèche. Bon on croise les doigts pour le lendemain.

Le lendemain direction le nord de l île. Les plages ne sont pas terribles et le littoral est en travaux. On mangera tout de même dans un chouette restaurant avec un belle vue dans une baie. En repartant la roue est de nouveau à plat. On se la fera de nouveau réparer double mèche cette fois après 3 tentatives du mécano....le pneu est mort de toute façon. On rendra le scooter de nuit après avoir mis un petit coup de gonflage. Oui car on ne voulait pas avoir les mêmes problèmes qu'à l'hôtel!!!!!

En effet nous avons eu un petit problème à l'hôtel. Après m'être lavée les mains le robinet du lavabo ne fonctionnait plus... L'eau coulait en continue, impossible de l'arrêter. On appelle la réception. Un élastique compressant le tuyau fera office de réparation jusqu'au lendemain. Mais 5 mins plus tard on nous apporte un gentil petit mot en anglais qui explique que c'était en bon état à notre arrivée et que l'on doit payer les réparations... Cool... Il faut savoir qu'au Vietnam, pays communiste on piste et on enregistre les faits et gestes du touriste. On se doit de laisser le passeport à la réception de chaque hôtel pour la durée du séjour. Du coup bin la réceptionniste avait nos passeports.... Après une conversation bien musclée entre Xavier et la réceptionniste (pour une fois c'est pas moi qui me suis trop énervée....comme quoi tout est possible) on s'en va en concluant qu'on ne payera pas. En revenant le soir on règlera la chambre et on récupérera nos passeports sans encombre ouf....il est temps de partir.....

Frontière vietnamienne

Il est temps de quitter le Cambodge pour le Vietnam. Première escale, l'ile de Phu Quoc. Afin d'éviter trop les galères de transport, on décide de prendre un billet de kampot à Phu Quoc combinant bus et bateau avec le passage de la frontière. 18 USD, c'est assez cher mais ça semble efficace. Du coup le lendemain matin, une navette vient nous chercher à l'hôtel, rien que ça, et nous dépose sur la place du village où nous attend le bus pour la frontière. Installés confortablement, on attend... On attend... On attend. L'heure tourne le bus est plein, mais il ne part pas. On croit comprendre que le chauffeur est malade... Finalement deux touristes indiens arrivent, un mec monte au volent et c'est parti. Il se veut rassurant en nous disant qu'on a encore le temps de passer la frontière et d'attraper notre bateau à 13h15. Il se lance sur la route, que nous avions pratiqués ces derniers jours, à fond au milieu des scooters et vélo en ne cessant de klaxonner. Et oui, si on klaxonne ça rend prioritaire. Ça conduite est quelque peu stressante. Bon c'est sur, on sera à l'heure. Puis finalement il ralenti puis fini par s'arrêter sur le bas côté. Et là un grand boom retenti et de la fumée se met à sortir du moteur dans le bus. Tout le monde se dépêche de sortir du bus au plus vite. Une durite d'eau a explosé! Il nous reste 14km avant la frontière...

Bon là ça devient moins sûr pour la frontière. Si si nous disent ils, un bus de remplacement va arriver. 30 min plus tard on s'entasse presque tous dans le mini van de substitution bien trop petit. 4 ou 5 personnes reste quand même sur le bas côté. Et c'est reparti, on avance mais nous ne nous faisons plus trop d'illusions. Enfin la douane, on y est mais il en faut un temps pour tamponner quelques passeports ! Le package de l'agence veut qu'on le face pour nous et une petite dame sur vitaminée fumant cigarettes sur cigarettes gesticule dans tous les sens et nous hurle dessus pour avoir les passeports. Elle n'est vraiment pas aimable avec le groupe sauf avec nous car elle parle français ! L'attente nous laisse toutefois le temps d'admirer un drôle de spectacle.
Des scooters surchargés comme on ne peut l'imaginer passent sans cesse la frontière avec leurs cargaisons. Imaginez un scooter équipé à l'arrière de 2 gros paniers en osier sur lesquels on rajoute au moins 2 énormes sacs et parfois une passagère par dessus le tout. Comment ne pas être mort de rire...
Ça y est on a traversé, il est 13h45 et le bateau a déjà pris la mer. Nous voilà coincés dans la ville de Ha Tien pour la nuit. Le lendemain, la poisse semble nous avoir quitté, tout s'enchaine à peu près correctement et on finit par débarquer sur l'île de Phu Quoc. Il ne nous reste plus qu'a effectuer les quelques kilomètres qui séparent le port de la ville Pour ça des mini van ou seuls les touristes montent sont disponible. Le prix élevé et l'insistance des chauffeurs nous incite à aller voir un peu plus loin. Et bingo, on trouve (non sans mal) un bus où on est les seuls blancs. On arrive finalement dans la ville, on nous fait signe de descendre puis le bus s'en va. Sauf qu'on a rien payé... Tient pour une fois qu'on se fait pas saigner où arnaquer!

mercredi 22 avril 2015

Kampot

Petite ville tranquille au pied du delta du Preaek Tuek Chhu. Oui je sais ce cours d'eau a un nom plus ou moins impossible à retenir, mais en fait tous les noms de villes ou autres sont dans ce style. Que faire dans ce coin? En fait c'est une bonne base pour découvrir la campagne avoisinante avec notamment les plantations de poivre, les rizières, les exploitations de sel ou encore la ville balnéaire de Kep. Pour ce faire, location de scooter. Tient c'est une première au Cambodge, je sens qu'on va bien rire sur la route. Et effectivement, le trajet en lui même n'a cessé d'être source d'émerveillement. Mais comment peuvent ils faire tenir tout ça sur une mobylette...

Notre première virée nous amènera dans une route de terre rouge parsemée de cailloux. Après quelques kilomètres nous trouvons enfin une plantation de poivre avec une pancarte qui nous invite à rentrer. Il faut savoir que c'est dans cette région qu'est produit l'un des meilleurs poivre au monde. Enfin dixit notre guide de voyage... Une fois sur place, la propriétaire des lieux nous accueille, mais elle parle pas anglais... Du coup il ne nous reste plus que le language des signes. Elle nous fait goûter au poivre frais (non séché) la chair est vraiment très bonne, un goût de poivre mais sans la force que peut avoir un grain séché. Dans la plantation partiellement protégée du soleil par les feuilles de palmier, les enfant s'affairent. Ils ramassent, parmi feuilles mortes et mauvaises herbes, les grains de poivre tombés au sol. Ensuite on a droit a un petit tour de la ferme ou les vaches (blanches à bosse avec de grandes oreilles tombantes) dorment sous les plantations de manguier et de durian (le fruit qui pue). Avant de partir on lui achète quand même un peu de ses précieux grains sous vide. On verra au retour s'il se décarcasse plus que Ducros !

Au retour, on s'arrête dans la ville toute proche... Kep. La, drôle de sensation. De grandes avenues désertes avec des statues par-ci par-là. On se croirait dans une ville soviétique. Puis par hasard on tombe sur l'endroit de pêche des crabes (à pinces bleues pour la plupart). A pied, les pêcheurs sortent de la mer, à seulement quelques mètres, des casiers à crabes. Dès qu'un de ces casiers est ouvert, les gens se jettent dessus pour être sur d'acheter la plus gouteuse de ses petites bebêtes. Sur le retour on a remarqué un ressort avec une super piscine déserte. Le lendemain on y passera la journée contre un droit d'entrée de 5usd.

Dans le coin, il y a aussi la station d'altitude du Bokor. Juste à côté de la ville se trouve une montagne. Oui oui, une montagne. Ha je l'ai pas dit, mais le Cambodge, enfin la ou on est passé, tout est plat. Alors une montagne ici, c'est irréel. Au sommet a été construit un hôtel et casino lors du protectorat français. Aujourd'hui abandonné, l'intérêt que l'on voit, nous, à cette balade est le point de vue et la fraîcheur. Toujours en scooter on attaque l'ascension. Effectivement la vue est sympa. On peut apercevoir toute la région et notamment l'ile de Phu Quoc, notre prochaine destination au Viêtnam. Une fois en haut, mais c'est qu'on aurait presque froid, il fait pas très beau. A tel point qu'on a du mal à apercevoir le grand buddha qui trône au sommet. Pour rentrer sur la station à proprement dit, il faut payer 5usd. Vu les conditions météo on arrêté notre ascension à la barrière du péage. Retour dans la fournaise de la plaine pour aller visiter une exploitation de sel. La, tracto-pelles et gros camions s'affairent pour sortir de terre des montagnes de sel. Ha non, on est au Cambodge. Tout se passe dans le silence, hommes et femmes raclent la fine couche de sel des petits basins. Les hommes utilisent des paniers en "osier" pour transporter le sel dans des granges en bois. Peu avant le coucher du soleil le spectacle est magnifique.

Voilà,une dernière nuit paisible dans cette ville bercée, la nuit venue, par les cris des gheco tayco (je vous invite à chercher sur le net c'est assez fun) et on quitte le Cambodge pour de nouvelles aventures au Vietnam.