The trip

3 mois de voyage avec au programme le sud de la Thaïlande, Singapour, un petit tour en Malaisie puis le Cambodge, le Vietnam du sud au nord, le Laos et pour finir le nord de la Thaïlande jusqu’à Bangkok notre point de départ.

jeudi 28 mai 2015

Chiang Mai... Un cirque géant.

Sur le net et lors de rencontres de voyageurs on parle souvent des différences entre le nord et le sud de la Thaïlande. Le sud c'est la plage et l'affluence de vacanciers qui sont la pour 3 semaines tout au plus. On y trouve donc tout un tas d'attractions, plus ou moins sensationnelles, pour les distraites comme il se doit. Au nord on parle plus de Thaïlande authentique avec pour capitale touristique Chiang Mai. Nous ne sommes pas tout à fait de cet avis. A Chiang Mai on retrouve les mêmes vacanciers que dans le sud. Ils sont la pour se divertir et faire la fête. Du coup la ville répond complètement à leurs besoins.

Pour pouvoir être autonome, une fois de plus nous avons louer un scooter. C'était peut être pas une grande idée car la saison des pluies (chaudes) ne nous a pas épargnée cette fois. Heureusement que la chaleur de ce mois de mai nous a permis de sécher vêtements et chaussures rapidement. En se promenant autour de Chiang Mai on comprend vite que se sont développés une multitude de mini parcs d'attractions à thèmes. Les tigres, les serpents, les crocodiles, la ferme aux insectes/orchidées,l'école des singes, ... et bien sur le plus couru de tous, les éléphants. Pour ce dernier il se pratique des prix très variés allant de 400 bath (12€ pour un tour de 20 mins ) à plus de 4000 bath (120€). On a beaucoup hésité à rendre visite aux pachydermes. Comment sont il traités ? Visiter un camp c'est en quelque sorte encourager le système d'exploitation financière de ces animaux et certainement les dérives qui vont avec.
On décide finalement de se rendre au très connu Maesa Eléphant Camp. Il nous aura fallu deux tentatives car la première fois la pluie a eu raison de notre volonté. Arrivé tôt à 8h du matin (heure du premier show) on nous explique que pour pouvoir voir le show il va nous falloir attendre 9h40 car nous ne sommes que deux. Cool, le parc pour nous tout seul. On achète les billets (200 + 200 + 800 baths, 36€ à 2) pour faire un tour à dos d'éléphant et rentrons dans le parc. Rapidement une horde de touristes asiatiques débarque. En attendant 9h40, on profite de notre petite balade de 20 min à dos d'éléphant. Contrairement à ce qu'on a pu lire, il n'ont pas de plaies liées à des maltraitances. Ils ont l'air en bonne santé mais se trainent des chaines et ont en permanence un bonhomme sur la tête qui tient un bâton avec un crochet au bout pour les diriger. On se doute bien qu'il y a mieux comme vie d'éléphant. La balade, rien de magique. C'est plus pour dire on l'a fait. Ils se contentent de faire le tour du parc, tous se suivent, ça tient plus du tour de manège. Bon vu que c'est pas ce qu'il y a de plus confortable, on est content de descendre. 2 min de repos, pour notre éléphant, et de nouveaux touristes sont sur son dos. Pour patienter en attendant le show l'attraction consiste à acheter des bananes et à les donner à des éléphants enchaînés en rang d'oignons. On peut aussi se faire prendre en photo avec eux moyennant finance bien sur...les chinois se pressent en masse tout en hurlant, c'est vraiment la foire...on décide d'aller voir la "nurserie" qui est excentrée de l'entrée principale. Et là personne! On a pu se marrer un peu tout seuls avec un éléphanteau et sa mère. Enfin arrive l'heure du show. J'avoue que c'est assez impressionnant de les voir jouer au foot, au basket, au fléchette ou encore empiler d'énormes troncs en bois. Mais le plus impressionnant est certainement de les voir peindre des tableaux avec leur trompe. Maud est moins de mon avis... le côté asservissement/aliénation et je tire sur ton oreille avec un crochet et tu fais tout se que je dis lui pose problème.


En tant que bon vacancier nous somme aussi aller voir le Tiger Kingdom et une ferme au serpents. Dans le premier on peut aller caresser des tigres de toutes tailles dans leurs cages. Nous on a choisi les tout petits (3 et 5 mois) qui sont déjà pas si petits et les adultes. On rentre dans la cage avec un dresseur et en les approchants pas dernière on peut s'assoir à côté et les caresser. Il sont assez indifférents à notre présence. Les petits sont tout de même plus joueurs et vifs que les gros. Ils ont les griffes épointées comme Stitch ;-) Le gros eux ne bougent pas, on se demande s'il ne sont pas un peu shootés, bien que le centre affirme que non.


Pour les serpents on s'est arrêté au hasard au bord de la route car il s'était mis à pleuvoir. Un fois l'entrée payée on se retrouve que tous les 2 au milieu de cages passablement rouillées et déglinguées ! Ça semble même à moitié abandonné. Puis un mec vient nous chercher pour nous faire un show rien que pour nous. Un autre mec a sorti 2 cobras qu'il a ensuite posés sur la piste, puis a commencé à les taquiner. Eux essayaient de le mordre. On s'est dit, super mais comme ils ont du retirer les crochets il ne risque rien. Mais en fait non, ils avaient bien tout ce qu'il faut pour le mordre, il lui a même fait cracher du liquide dans un pot (alors venin ou pas venin? on sait pas trop). Là, on a compris qu'ils étaient un peu foufou et qu'on allait certainement voir de très très près ces petites bestioles. Ça n'a pas manqué, on s'est retrouvé, chacun son tour, avec un python autour du cou. Y'a même un serpent sauteur qui a mordu Maud, enfin son pantalon. On sait pas trop si c'était vraiment prévu dans le show... Bref un moment à sensations fortes d'autant plus qu'au dessus des gradins se tenait une pancarte ou était écrit qu'ils n'étaient pas responsables en cas de problème avec les serpents.


Après notre première tentative infructueuse pour aller voir les éléphants à cause de trop fortes pluies, on est aller voir des ateliers d'artisanat local à l'est de la ville, dont notamment une fabrique d'ombrelles en bois/papier et un atelier de poterie. Dans les deux tout est fait à la main et on peut se balader à notre guise parmi les travailleurs (ça faisait floc floc floc quand on marchait, on était trempés jusqu'aux os...). On a aussi vu des ateliers bidons dont leur seul but est de vendre des chinoiseries aux touristes venus en bus (soie, jade, ...). On s'aperçoit vite que le tourisme de masse est omniprésents dans la région, difficile de trouver de l'authenticité.


Sinon la ville en elle même est assez sympa, la vieille ville est un gros carré borde d'eau certainement fortifié dans le passé, mais aujourd'hui il ne reste presque rien du mur. On y trouve pas mal de temples dignes d'intérêt. 


Les étroites ruelles à l'intérieur permettent de se balader dans un environnement presque exempt de voitures. Mais le soir venue, la ville se transforme. Les bars poussent le son à fond et contrairement au Vietnam ils ont la permission de minuit.
On y trouve aussi un night bazard ou on peut acheter de l'artisanat mais surtout des saloperies chinoises vendues pour de l'artisanat. 


Normalement dans les night bazard il y a toujours un coin avec de la nourriture de rue pas cher, mais comme il est fréquenté uniquement par des touristes, le concept a quelque peu disparu. Enfin on peut toujours manger mais c'est cher.
Le nord de la Thaïlande est habité par de nombreuses ethnies dans le même style que le nord du Laos ou Vietnam. Mais il y a une ethnie particulière, les Karens ou femmes girafes, venue du Myanmar voisin. Pour les voir, il faut aller dans un village ethnique. C'est ce que nous avons fait toujours en scooter. Mais à l'arrivée, situé dans la zone des parcs pour touristes entre les éléphants et les singes, on est pris d'un doute. Non, il ont pas fait çà... Si si, exactement comme pour les éléphants, il faut payer l'entrée au village (cher qui plus est! 500 baths soit 15€), qui ressemble plus à un gros marché à touristes qu'un village ethnique. Une sorte de zoo humain en quelque sorte. Du coup on a fait demi tour.

Bref, ces 3 jours sur place furent intéressants, on aura pas fait de trecks à cause de la météo trop mauvaise (la ville est entourée de montagne qui concentre les nuages en cette saison) mais il ne faut pas s'attendre à voir la vie authentique de la Thaïlande. Pas ici tout du moins.

mercredi 27 mai 2015

Chiang Rai

Fini le bateau, on reprend le bus pour Chiang Rai. Faut dire que circuler en bus en Thaïlande n'a vraiment rien avoir avec le Laos. C'est plutôt rapide et confortable, même en prenant le bus local.
On s'arrête à Chiang Rai essentiellement pour voir le temple Wat Rong Khun. Un temple assez récent (1997) mais qui n'est pas vraiment fini. Ce temple n'est pas comme les autres, ils ont un peu craqué ! Tout blanc, incrusté de miroirs, en le voyant pour la première fois on s'arrête net en se demandant "qu'est ce que c'est que ce truc". Pas de descriptions les images parlent d'elles même.


Ce qu'on ne voit pas sur les images c'est l'intérieur (photos interdites). Une grande fresque représente Bouddha au dessus de Nagas. Jusque la rien d'anormal. Sauf qu'en dessous on trouve une sorte de représentation du monde actuel avec pleins de super héros (Superman, Batman, Neo de Matrix, Terminator, ...), l'univers Starwars avec les vaisseaux et Dark Vador, un Mignon (moi moche et méchant), Harry Poter... Il y avait même Angry Bird. On dirait que les dessins de cette fresque ne cessent d'évoluer car des peintres étaient à l'oeuvre lors de notre passage.

Comme on a loué un scooter, une fois de plus, et qu'il nous reste une bonne partie de la journée, on se lance dans l'exploration du nord tout proche de la frontière avec Myanmar (Birmanie). Après 10 min de routes il se met à pleuvoir. On s'arrête, s'équipe de nos kway, et tout en contemplant le ciel on s'interroge. On y va, on y va pas... Les locaux, eux, ne font aucun cas de la pluie. Aller on fonce. Au bout de 2 min on est trempe mais au final c'est plutôt agréable. On a moins chaud et on est très loin d'avoir froid. Il pleut chaud! La pluie s'arrête rapidement et 20 min plus tard on est de nouveau tout sec !
Notre première arrêt après quelques kilomètres de routes de montagne en super état (ça change du Vietnam) est Mae Salong. C'est une sorte de Phongsaly mais très touristique. Ça doit pas être la saison car on n'en a pas vu beaucoup, mais les infrastructures sont bien la. On retrouve le monde du thé. Des champs verdoyants de petits arbustes bien taillés. On assistera même à une récolte aux méthodes bien éloignées de celles pratiquées au Laos. Les hommes avec une sorte de taille haïe thermique s'occupent de la coupe des feuilles. Les femmes, elles, de les mettre dans des sacs. 


On décide de continuer notre route vers le nord et Mae Saï en passant par Doi Tung. La route toujours en bon état est comme en train de se faire manger par la forêt. A de nombreuses reprises il a fallu baisser la tête pour passer sous les branches/feuilles. On reste un peu déçu de cette portion car la végétation bouche pas mal la vue. En arrivant près de la frontière birmane, on tombe sur des check points militaires. On sent bien que cette zone est un peu tendue. Les militaires ont des barricades faites de sac de sables... Mais c'est cette portion qui offre la plus belle vue sur les reliefs birmans et de l'autre côté, sur la vallée thaïlandaise. 


Le retour se fera sans encombre par la super highway. Juste la pluie qui lors des derniers kilomètres est venue perturber notre planning nous obligeant à faire quelques arrêts supplémentaires et à arriver de nuit. Super on aura réussi à faire 225 km en une journée, un exploit si on compare notre vitesse moyenne de déplacement à celle du Vietnam !
A présent direction Chiang Mai! 8h de bus pour 220 km, n'y aurait-il pas un problème ? Si on a misé sur le mauvais cheval...on a pris un bus local qui s'arrêtait dans chaque villes et qui a fait un gros détour de + 100 km...

vendredi 22 mai 2015

Au fil du Mékong

Il est temps de se diriger vers la frontière thaïlandaise, pour ça le plus aisé et confortable est de prendre le bateau qui remonte le Mékong jusqu'au triangle d'or. Prendre la route nous obligerait à faire un très grand détour par le nord. Ce matin, il pleut comme tous les matins depuis qu'on est à Luang Prabang. C'est certainement la saison des pluies qui commence à s'installer, mais ce n'est pas gênant. La température est plus agréable et comme les jours précédents, ça laisse rapidement place au soleil. Après avoir pris un Tuk Tuk on arrive au port situé à 9km de la ville, 110 000 kips par personnes et on embarque sur un slow boat plutôt confortable à destination de Pakbeng à quelques 150km.
Contact, moteur, feu, ça y est on s'élance à contre courant sur le fleuve à la vitesse vertigineuse de 15km/h. Mais mais mais, il va nous falloir 10h pour arriver... ben oui. Tient on a oublié, ou plutôt pas eu le temps, d'emporter de quoi manger... Ça va être long. Le paysage est magnifique, ça se vaut avec celui de la rivière Nam Ou que nous avons descendu les jours précédents. On se promène au milieux des montagnes recouvertes de jungle (quand la déforestation et les cultures sur brûlis n'ont pas encore sévit) avec quelques rochers au milieu de l'eau. De temps en temps, en contre haut, quelques cabanes en bambou forment un village. Les cris des enfants jouant dans l'eau viennent à peine à nos oreilles. Les buffles font de même mais dans le silence. Seuls leurs têtes avec leurs impressionnantes cornes dépassent de l'eau. Quelques pêcheurs s'occupent de leurs filets. Rien ne vient troubler le calme du Mékong hormis quelques speed boats filant à près de 50km/h dont les occupants sont le plus souvent casqués. Les heures passent et se ressemblent, on fini par enfin arriver à Pakbeng vers 18h. Mais on est encore loin de la Thaïlande. Nous ne sommes qu'a mis parcours.

Et dire que demain il va falloir remettre ça pour 10h jusqu'à Houeisay à la frontière. Mais finalement non! Dans la nuit l'estomac de Maud en a décidé autrement. Vive les shakes !!! Recette : Fruits mixés/glaçons/bactéries!
Enfin on suppose, parce que c'est toujours dure de savoir ce qui rend malade. A noter que c'est souvent après avoir mangé indien que les problèmes surviennent !
Pourtant j'avais promis d'arrêter d'en boire! Une fois de plus, ça me servira de leçon... Au moins pour une semaine. Du coup j'ai passée la journée à agoniser avec de la fièvre après une nuit atroce dont je vous épargne les détails....

Heureusement le lendemain ça va mieux et on peut repartir vers notre dernière étape laotienne. Les paysages le long du Mékong sont toujours aussi beaux que l'avant veille mais sont moins sauvages, on aperçoit beaucoup plus de villages et de cultures. Les heures passent doucement, bercés par le ronron du moteur. Il nous tarde d'arriver. Sur la fin du parcours le Mékong sert de frontière avec la Thaïlande.
Face à face, deux pays au développement totalement différent s'opposent. D'un côté la forêt, les cabanes en bambou et les rives sauvages. De l'autre, des tractopelles s'affairent pour ériger une digue afin de stopper l'érosion des berges. On croise des villages en dur et de temps en temps des temples dorés. Les enfants eux jouent toujours dans l'eau mais ils sont en maillot et accompagnés des parents venu avec le pickup familial.
Une fois arrivés à Houeisay, on enchaine avec le passage de la frontière. Une fois de plus on paye la taxe du dimanche! On se fait quelque peu saigner par les transports car le pont qui sert de frontière est à 8 km de la ville et est fréquenté en majorité par les touristes. Une fois arrivés en Thaïlande à Chiang Kong, il fait bien nuit et on décide d'arrêter les transports pour aujourd'hui.