The trip

3 mois de voyage avec au programme le sud de la Thaïlande, Singapour, un petit tour en Malaisie puis le Cambodge, le Vietnam du sud au nord, le Laos et pour finir le nord de la Thaïlande jusqu’à Bangkok notre point de départ.

samedi 16 mai 2015

Phongsaly

Cette ville est essentiellement centrée sur la production de thé. Un russe travaillant à Phongsaly dans le thé, rencontré dans le bus, nous expliquera tout sur le business du thé. Des marques comme le "Palais des Thés" s'approvisionnent ici. Selon lui, il est de bonne qualité, sans pesticides, mais n'égale pas celui du tout puissant voisin, la Chine. 

Pour s'y rendre il faut prendre le bus. Au laos et surtout dans cette région finalement peu touristique, c'est pas simple. Les bus ne partent pas de centre ville, il faut prendre un tuktuk pour aller au terminal de bus. Mais point de tuktuk dans les rues comme dans les pays voisins. A force de chercher dans le village quelqu'un nous amènera, à l'arrière de son camion, jusqu'au terminal. De là, premier bus puis changement pour un autre. Les bus sont bien pourris, un peu à l'image de la route. Ça secoue pas mal, on se dit que la traversée du laos va être éprouvante. Heureusement qu'on a pas prévu de descendre tout au sud. Le bus chauffe beaucoup. A de très nombreuses reprise l'assistant rajoute de l'huile et de l'eau. Au bout d'un moment il n'a plus d'eau pour le moteur. Il s'arrête donc régulièrement au bord de la route, là ou coule des sources pour refaire le plein du moteur. Ça rappelle un peu le Guatemala et les chicken bus tout ça. Enfin arrivé, 4 guesthouse et 4 restaurants, il n'y a pas grand chose pour le tourisme ici. On se sent un peu seuls d'ailleurs. Tous les blancs que nous croisons sont la pour le travail, exploitation du thé, ONG française,... 

Le climat étant assez agréable on décide d'y rester quelques jours et de se lancer à la découverte du monde du thé. On commence par aller visiter une fabrique de thé toute proche de la ville. On sais pas trop si on peut visiter comme ça. On s'avance doucement et les gens nous sourient. Un groupe de femmes est assis autour d'une table et s'affairent à trier le thé. Sabaidee (bonjour), en retour elle nous font de grand sourire et nous renvoi notre sabaidee accompagné d'autres mots que nous ne comprenons pas. On s'approche doucement et nous installons à côté de leur table. Une d'entre elles nous montre comment trier le thé et on leur donnera un coup de main pendant 10 minutes. Elles semblent très amusées de nôtre présence. Puis nous continuons la visite de la fabrique, des serres ou ils font sécher les feuilles et de l'entrepôt ou ils stockent le thé. Dans se dernier se trouve tout un tas de machines assez anciennes qui je pense servent à faire sécher le thé... Point d'explication car personne ne parle anglais. Finalement on restera assis à regarder tout ce petit monde s'afférer autour de cette feuille tant prisée. Le soir venu, des paysans débarquent avec de gros sac remplis de la récolte du jour. Elle est ensuite pesée et ils repartent avec quelques billets. Ente 4000 et 7000 Kips le kilo. 

Le lendemain on décide d'aller voir, à pied, les villages de Khounsouk Noy et de Khounsouk Luang. Avant de partir on a pris soin d'acheter quelques jouets pour les éventuels enfants que nous croiseront sur notre chemin. Ces villages sont situés au coeur des plantations de thé. Les villages sont plutôt rustiques voir très rustiques. Essentiellement des cabanes faites de bambou tressé ou en plaches couvertes en tôles. Un ou plusieurs points d'eau dans chaque villages et c'est tout. En chemin on croise quelques enfants qui sont pour la plupart ravis des petits jouets que nous leurs donnons. Mais pas de tenues traditionnelles ici. Il doit falloir aller dans des villages encore plus reculés ou tout simplement arpenter les rues de Phongsaly. En effet, dans la ville même, de nombreuses femmes issues des villages ethniques avoisinants viennent commercer en ville. Certaines on des tenues étranges, toute de noir vêtues, elles portent un panier dans leur dos qui est relié à des ficelles fixées à une planche quelle s'accroche autour du coup. Un peu comme un joug pour les bœufs... Pas de photos car elle aiment vraiment pas ça! 
La balade se continue dans les plantations. Il y en a à perte de vue et la forêt a tendance à laisser place à de nouvelles cultures. Après environ 20km on est de retour en ville légèrement exténué. 

Le lendemain, on décide finalement de quitter Phongsaly par voie fluviale, mais pour ça il faut se rendre en bus à Hat Sa à quelques 20km de la ville, soit une heure tellement la route est pourrie. De la part une barque à moteur pour le village de Muang khua. Nous ne sommes que 7 candidats au voyage, c'est peu mais le chauffeur accepte quand même de partir. La balade est sympa sur la rivière bordée de collines enboisées et déboisées. Ils sont entrain de couper tout leurs bois pour le vendre aux pays voisins. A ce rythme la les paysages sauvages du laos risquent d'en prendre un coup! Ils sont déjà pas mal touchés. Après 2h30 de navigation et de franchissement de rapides, on tombe sur un barrage en construction. Impossible d'aller plus loin en pirogue. On prend un bus pour contourner le barrage et prendre une deuxième pirogue. Mais voilà, nous ne sommes plus que 3, les autres étant arrivés à destination. Pas assez nombreux pour la pirogue, ce sera donc dans un mini van qu'on continuera notre course sur une route complètement défoncée ! En arrivant à Muang khua c'est avec plaisir qu'on retrouve notre confortable chambre dans l'auberge ou nous avions déjà séjourné à notre arrivée du Viêtnam. Nos hôtes sont très contents de nous revoir. Au même moment ils reçoivent une délégation du tourisme qui inspecte leur guesthouse. Pour fêter ça ils ont sorti le lao lao et nous invitent à les rejoindre. Le lao lao est un alcool de riz genre saké qui est servi dans de petits verres. Ça se boit d'un cul sec, mais comme par magie, une fois le verre vide il est re-rempli dans les secondes qui suivent. On nous sert aussi une sorte de vin cuit à la fraise que les propriétaires font eux mêmes. C'est pas sans me rappeler quelques productions louignacoises ;-) Bon il est temps d'arrêter, c'est que c'est fort ces trucs là et en plus on a pratiquement rien mangé de la journée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire