The trip

3 mois de voyage avec au programme le sud de la Thaïlande, Singapour, un petit tour en Malaisie puis le Cambodge, le Vietnam du sud au nord, le Laos et pour finir le nord de la Thaïlande jusqu’à Bangkok notre point de départ.

samedi 9 mai 2015

Mui Ne... Tempête de sable!

Après Saigon nous voilà arrivés à Mui Ne, station balnéaire réputée pour le kit surf. La vie s'étend le long de la route qui borde la plage sur une dizaine de kilomètres. Non loin, on trouve de superbes paysages de dunes de sable rouges et blanches ainsi que de minis canyons.

La population de vacancière de Mui Ne est composée essentiellement de russes. Ça fait bizarre d'avoir des panneaux, écriteaux de magasins et cartes de restaurants en cyrillique...et encore plus quand les vietnamiens nous abordent en russe... Nous louons un scooter et décidons de faire le tour proposé par les agences par nous même. 
On s'arrête, tout d'abord, proche du village de pêcheurs pour s'embarquer dans un mini canyon. D'un côté, de petites cultures, quelques arbres, enfin bref de la verdure. De l'autre, de la roche sablonneuse, friable, composée d'un panel de couleurs allant du blanc au rouge foncé. Entre deux, un petit cours d'eau serpente à travers le chemin en direction de la côte nous obligeant à marcher les pieds dans l'eau. La balade s'étend sur 2 km aller retour. C'est une belle entrée en matière pour aller découvrir les dunes avoisinantes.
Malheureusement, il y avait beaucoup de vent et on devait souvent avancer la tête baissée... Ah si on avait su ce qui nous attendait...

Pour se rendre aux dunes "rouges" on passera par un village de pêcheur où l'on pourra admirer les petites embarcations qui font penser à des coquilles de noix bien rondes. (Certaines sont même équipées de moteurs!). On continue sur la route, là ça commence à bien souffler ! Arrivés aux premières dunes on se précipitera sur nous pour nous louer des tapis afin de pouvoir s'adonner aux joies des la descente de dunes. Mais le temps ne s'y prête pas vraiment, le sable nous fouette le visage. On arrivera péniblement au sommet d'une d'entre elles, du coup l'appareil photo restera bien au chaud dans son etuit. Les yeux piquants et du sable plein la bouche on se remet en route.

On longue la mer et les spots de kit-surf, le vent souffle de plus en plus fort. Bon... on continu ou on s'arrête ? On continu, au loin le ciel bleu a pris une teinte marron orange....rouler devient de plus en plus difficile, le vent nous promène gentiment de droite à gauche sur la route. La visibilité se réduit... On s'arrête à un petit canyon de terre rouge en espérant qu'il y aura moins de vent à l'intérieur... Mais non ça continu de souffler. De temps en temps le vent perd de son intensité et laisse place à une sorte de pluie, une pluie de sable ! On y voit plus rien, les grains nous fouettent les bras et le visage, le vent souffle très fort. On se demande encore une fois si on doit continuer. Les locaux, eux, font fi de cet événement climatique et continuent leurs route tout en zigzaguant. On leur emboîte le pas, en espérant que ça sera mieux plus loin. Au bout de 15 mins de trajet en enfer les conditions climatiques s'améliorent un peu. En arrivant sur le site des dunes blanches, le vent a diminué de moitié et nous pouvons même nous permettre de nous aventurer sur les sommets de celles-ci! La vue est superbe, il faut juste faire abstraction du bruit des quads loués par les touristes!

Sur le retour, la tempête aura disparu et on rentra sans encombres. En discutant le soir avec un expat tenant un resto latino en ville on apprendra qu'il est très rare d'avoir un temps comme ça! Pas de chance !
Le lendemain on change d'ambiance et on part à la montagne!

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